Dans mon village de Lormes, je constate que les femmes sont lourdement marquées par les conditions de vie inhumaines.
Elles agissent et réagissent en allant chercher des vivres et des liens sociaux lors des réunions organisées localement par les Restaurants du Cœurs, le centre social... elles s'expriment quand on leur en donne l'occasion.
Elles souffrent des conditions de vie déplorables en zones rurales et vivent mal cet isolement dans les hameaux abandonnés. Elles gèrent comme elles peuvent des budgets de misère qui ne leur permettent même pas d'assurer les besoins vitaux de leurs enfants.
Elles supportent l'indignité de devoir quémander et attendre les secours des services sociaux pour payer leurs factures d'EDF, se vêtir et s'alimenter... sans vie affective et culturelle ni distractions.
Elles subissent aussi des violences dans leur cadre de vie.
Elles cherchent seules des solutions pour s'en sortir par le travail particulièrement aléatoires du fait des problèmes de mobilité dues à l'éparpillement de l'habitat.
La région humide du Morvan et l'insalubrité des maisons portent souvent atteinte à leur santé.
Elles vivent encore plus difficilement cet enfermement que les hommes.
message écrit le 2/2/2008
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